Edit Content
Click on the Edit Content button to edit/add the content.
Sculpture

Pierre Amourette

Sculpteur céramique, Pierre Amourette, né à Jersey en 1947, se qualifie de « tripoteur de terre ».

Son parcours autant que son œuvre, est étonnant et atypique. Pierre se situe dans la lignée des artistes dits populaires.

Un art singulier empreint de spiritualité.

Instituteur, durant 37 ans, il expose le travail de ses élèves dans une galerie parisienne (galerie Béatrice Soulié). Cette dernière quand elle découvrira le travail personnel de Pierre Amourette lui proposera d’exposer en 1999.

Le succès de l’exposition lui permet de trouver sa place dans le monde de la céramique contemporaine.

L’utilisation de la terre s’est imposée à lui, car elle lui permet de travailler vite. Il n’aura de cesse de débusquer au détour d’un modelage des émotions qui donneront naissance à des vierges folles ou sages, à des maternités, des vieillards, des figures hurlantes et angoissées

Le cycle de la vie et de la mort est récurrent dans son travail, la vie tout simplement baroque et torturée.

L’imaginaire de Pierre amourette s’inspire de la statuaire religieuse populaire. Des lézards, des escargots, des reptiles, des créatures fantasmagoriques se glissent dans le pli des robes.

 Son univers ne laisse ni indifférent ni indemne

< Retour à la page précédente

Navigation

Contact

Horaires

Du 24 avril au 16 juin 2024

Nicolas Canu | Jean-Yves Gosti

Vernissage

Samedi 27 avril 2024 à 18h

Double vue 

Nicolas Canu / Jean-Yves Gosti

 

Il est malaisé de tenter un rapprochement entre ces deux artistes d’une même génération (Nicolas Canu est peintre né en 1966 et Jean-Yves Gosti sculpteur en 1960). Cette nouvelle expérience est pourtant un riche face-à-face. Tenter une comparaison entre ces deux univers serait artificiel tant ils semblent se situer sur deux parallèles qui par définition ne se rejoignent qu’à l’infini. Mais peut-être est-ce justement là, en ce point immatériel et perdu qu’ils se confrontent et se retrouvent, dans cet inatteignable de l’art, cet incommensurable de la création : tous deux nous parlent de l’Homme, de sa familiarité et de son indéfinissable complexité.

Nicolas Canu, comme à son habitude, traite de scènes presque banales, sans emphase ni théâtralisation. La description minutieuse de cette quotidienneté tend à l’identification du spectateur à l’œuvre : ces éclats de vie arrachés à l’histoire de l’artiste se métamorphosent par le geste sûr et sans faille de l’artiste en une immersion émotionnelle en eau profonde. La virtuosité dans la représentation que Nicolas Canu déploie dans ses œuvres l’inscrit dans une longue histoire de l’art qui parle de l’Homme par le récit détaillé de faits qui semblent à première vue anodins. Mais en plongeant dans son monde si profus, c’est en fait le nôtre que nous visitons et que nous parvenons peut-être à mieux saisir.

Tout à l’inverse, par la lourdeur même du matériau et le traitement brut de la matière qu’il lui inflige, Jean-Yves Gosti fige des moments uniques que l’on sent éphémères tout en faisant triompher un sentiment d’éternité. L’esprit est alors pris au piège et l’émotion devient palpable, quasi matérielle. C’est comme si un cataclysme sans nom avait pétrifié l’action en train de se faire : de terribles forces telluriques auraient-elles surgi là sans avertir comme ce fut le cas à Pompéi ? Ou bien le regard de ces personnages aurait-il croisé les yeux glaçants de la terrible gorgone Méduse ? Nous ne le saurons bien sûr jamais, mais, confronté à ces visions stupéfiantes et puissantes, le spectateur se trouve à son tour frappé de stupeur et comme médusé quand la pseudo fluidité de sa vie est momentanément stoppée.

Étienne Yver, 2024