Edit Content
Click on the Edit Content button to edit/add the content.
Peinture

Oswald-Olivato

Depuis toujours, l’envie du dessin était ancrée en moi, mais le destin en a voulu autrement. A un certain moment, assez tardivement, ma passion m’a rattrapé et le dessin et l’art en général sont entrés à jamais dans ma vie.

A première vue, mon travail est un morceau de nature, un paysage, et petit à petit le regard fait face à une matière minérale associée à de la fibre végétale et plus parfois.

La matière se superpose en couches plus ou moins épaisses dans l’attente de créer la curiosité du spectateur, de l’inciter à scruter de plus près le mystère qui s’y cache, à l’interroger sur cette nature magnifique, lumineuse qui fait du bien mais qui cache souvent un monde cruel et juste à la fois.

Mes tableaux sont imbibés de pensées chargées d’émotions intenses. Je crée ainsi une alchimie afin d’évoquer une atmosphère qui me ressemble.

Mon inspiration me vient de mes nombreuses balades et ces rencontres avec cette nature créent des moments forts et intenses gravés dans ma mémoire que je retranscris dans mes œuvres.

 Cette joie, cette souffrance, ce cri d’alarme qui nous renvoie à ce que nous sommes, car sans elle qui sommes-nous ?

Chaque jour qu’il m’est possible de savourer, est un miracle pour peu que l’on réalise de quoi se compose la matière.

Combien de fois après avoir posé mes mains sur un repli d’écorce, le sentiment de m’accrocher à ces branches m’envahit, pour me hisser jusqu’au point le plus haut de sa cime.

< Retour à la page précédente

Navigation

Contact

Horaires

Du 24 avril au 16 juin 2024

Nicolas Canu | Jean-Yves Gosti

Vernissage

Samedi 27 avril 2024 à 18h

Double vue 

Nicolas Canu / Jean-Yves Gosti

 

Il est malaisé de tenter un rapprochement entre ces deux artistes d’une même génération (Nicolas Canu est peintre né en 1966 et Jean-Yves Gosti sculpteur en 1960). Cette nouvelle expérience est pourtant un riche face-à-face. Tenter une comparaison entre ces deux univers serait artificiel tant ils semblent se situer sur deux parallèles qui par définition ne se rejoignent qu’à l’infini. Mais peut-être est-ce justement là, en ce point immatériel et perdu qu’ils se confrontent et se retrouvent, dans cet inatteignable de l’art, cet incommensurable de la création : tous deux nous parlent de l’Homme, de sa familiarité et de son indéfinissable complexité.

Nicolas Canu, comme à son habitude, traite de scènes presque banales, sans emphase ni théâtralisation. La description minutieuse de cette quotidienneté tend à l’identification du spectateur à l’œuvre : ces éclats de vie arrachés à l’histoire de l’artiste se métamorphosent par le geste sûr et sans faille de l’artiste en une immersion émotionnelle en eau profonde. La virtuosité dans la représentation que Nicolas Canu déploie dans ses œuvres l’inscrit dans une longue histoire de l’art qui parle de l’Homme par le récit détaillé de faits qui semblent à première vue anodins. Mais en plongeant dans son monde si profus, c’est en fait le nôtre que nous visitons et que nous parvenons peut-être à mieux saisir.

Tout à l’inverse, par la lourdeur même du matériau et le traitement brut de la matière qu’il lui inflige, Jean-Yves Gosti fige des moments uniques que l’on sent éphémères tout en faisant triompher un sentiment d’éternité. L’esprit est alors pris au piège et l’émotion devient palpable, quasi matérielle. C’est comme si un cataclysme sans nom avait pétrifié l’action en train de se faire : de terribles forces telluriques auraient-elles surgi là sans avertir comme ce fut le cas à Pompéi ? Ou bien le regard de ces personnages aurait-il croisé les yeux glaçants de la terrible gorgone Méduse ? Nous ne le saurons bien sûr jamais, mais, confronté à ces visions stupéfiantes et puissantes, le spectateur se trouve à son tour frappé de stupeur et comme médusé quand la pseudo fluidité de sa vie est momentanément stoppée.

Étienne Yver, 2024