Sculpture

Julien Allegre

Julien ALLEGRE est sans aucun doute un artiste de matière, avide de trouver celle qu’il n’a pas encore été…

Il nous invite ici à ressentir les métamorphoses autant émotionnelles que concrètes du visible.
Ces sculptures sont le fruit d’un travail sur plusieurs années, elles sont le reflet du cheminement aux multiples variations parcouru, convoquant des sujets forts tels que la complexité de l’âme, ses forces et ses faiblesses, ou portant sur l’animalité et la beauté de la nature, soit encore sur l’intemporalité ou l’irrévocable temps qui passe…


Julien ALLEGRE questionne notre rapport au vivant, il mélange les genres et pose des questions sur le lien entre la nature et l‘homme: Souvent l’animal semble fantasmé, sorti d’un monde imaginaire et pourtant son attitude nous semble familière.

Parfois, il ne retient que la forme ou une composition fragile évo-quant un végétal ou une matière organique peut être encore incon-nue, par là sa vision ouvre à un esprit critique et nous invite à nous sensibiliser à la fragilité du monde qui nous entoure.

Toujours fascinés par l’humain, il troque leurs peaux contre des sur-faces semblables à des écorces, leurs visages prennent des allures organiques ou minérales .


Il tisse alors des liens entre les différents aspects des espèces, son langage polymorphe nous parle alors de l’universalité et des liens inéluctables si précieux du vivant .

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Horaires

Exposition en cours

Du 2 septembre au 11 octobre 2026

Textiles

TEXTILES

Sont-ils peintres, sculpteurs, installateurs ? Sans doute sont-ils tout cela à la fois, ces artistes qui emploient cette matière si multiple et si singulière : le fil.
Qu’elles soient de toile, de velours, de sergé ou de percale, de flanelle, de cretonne, de batiste ou de je ne sais quel autre tissage, tricotage, tapis, tapisserie ou broderie, ces œuvres singulières que cette exposition réunit assemblent avant tout des histoires. Chaque pièce ici montrée confronte à sa manière l’histoire d’un savoir-faire ancestral à de micro-histoires, personnelles et secrètes, que chaque artiste nous renvoie avec emphase ou retenue, timidité ou détermination.
La chaîne et la trame de ces riches matériaux, homogènes ou composites, nous livrent, plus sûrement peut-être que le marbre ou la peinture, une sensualité à fleur de peau qui, dans leur souplesse constitutive, en appellent à une participation active de tous nos sens. De plus, l’entrecroisement orthogonal de fils de laine, de coton, de soie, ou de tous autres composants, nous situe dans l’univers, territorialement et historiquement, aussi sûrement que nos encyclopédies ou nos quatre points cardinaux. En effet, la matérialité même de ces substances ne nous ouvre-t-elle pas à de nombreuses réflexions mentales et poétiques ? Leur provenance ne nous précipite-t-elle pas sur notre Terre plus sûrement et intimement que tous les récits des géographes ou explorateurs ? La laine finança les voyages de Christophe Colomb. Le coton suscita l’esclavage. La soie fut si longtemps mystérieuse qu’espions et aventuriers furent envoyés jusqu’aux confins orientaux de la Chine. Et le nylon ? S’il ne date que de 1935 et nous parlerait de New York et de Londres (NY-LON), il fit surtout rêver femmes et hommes par la suavité abordable de ces bas tellement hollywoodiens.
Ainsi, par la composition et les formes, les pesanteurs et l’audace chromatique, ces artistes font-ils émerger de nombreux et riches domaines polysémiques. Ils convoquent alors dans leur travail l’équivoque, l’ambiguïté et l’incertitude, l’indétermination et l’énigme. Ne sont-ce pas là, justement, le tissu constitutif premier de tout art ?
Étienne Yver, 2026

Vernissage

Samedi 5 septembre 2026 à 18h